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La pyrale du buis, comment gérer ?


La pyrale du buis, comment gérer ?

Thierry Denis nous parle de la pyrale du buis, comment gérer ?

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Un papillon chinois, la pyrale, fait des ravages au printemps dans nos jardins. Ses chenilles dévorent les buis. Que faire ?

D’abord, bien connaitre l’ennemi. La pyrale du buis, c’est un papillon blanc qui vole la nuit. Dès fin mars et avril, chaque femelle pond 300 œufs. 300 futures chenilles. Donc 300 estomacs à pattes grouillant sur le feuillage. Il y a au moins trois générations de pyrales par an. Pas une feuille n’en réchappe. A la fin de l’année, le buis est à l’état de... squelette !

C’est terrifiant. Comment limiter les dégâts ?

Avec un insecticide  spécial chenille, sans danger pour l’homme et les oiseaux, bien connu des agriculteurs bio. Les jardiniers ont le droit de l’utiliser. Il est vendu sous plein de noms commerciaux différents. Mais c’est, en fait, toujours le même produit. Des bactéries sélectionnées par l’Institut Pasteur, appelées bacilles de Thuringe. Ces bacilles de Thuringe empoisonnent les chenilles. Ce n’est pas gentil mais c’est ça ou la mort des buis.

Cet insecticide bio, n’est pas facile à pulvériser

Déjà, les bacilles sont vite détruits par le soleil. On est donc obligé d’attendre le soir pour sortir son pulvérisateur. En espérant qu’il ne pleuve pas, sinon tout est lessivé. En plus, pluie ou pas, ces bacilles n’ont plus d’effet passé trois jours.

Pas évident, ce traitement.

D’autant que si cet insecticide est efficace sur les jeunes petites chenilles, il l’est bien moins sur les adultes qu’on voit grignoter à la surface. Or, les jeunes chenilles ont la fâcheuse habitude se cacher sous les feuilles, pas dessus. Vous comprenez le problème.

Pulvériser un insecticide bio sur les feuilles, c’est facile. Mais dessous !

c’est tout un tintouin. Il faut enfoncer la lance du pulvérisateur dans la touffe et la remuer dans tous les sens.

Il faut être méticuleux. Le meilleur moment pour traiter ?

Moi, je l’ai fait la semaine dernière. Je recommencerai quatre fois en avril.  Et sans doute encore cet été. Cette année, j’ai amélioré ma technique.

J’ai acheté en jardinerie un piège sexuel qui attire les pyrales mâles. Dès qu’on chope un papa pyrale, on sait que la ponte des œufs va bientôt commencer. Et qu’il faut traiter fissa.  

Ces pièges sont quand même à une quarantaine d’euros. La lutte anti pyrale bio serait plus efficace si les jardiniers s’accordaient entre voisins, pour acheter quelques pièges seulement mais répartis dans tout le quartier. Le premier qui attrape une pyrale prévient les autres !

Si on a raté son coup et qu’il y a plein de grosses chenilles qui croquent le buis ?  

On fait choc et stupeur sur le feuillage, avec un jet d’arrosage, puissance maximum, ou même un Karcher. Pour faire tomber ces bestioles voraces. Une chance, ces chenilles ne sont pas urticantes. Sur un petit buis, on peut les enlever une à une, à la main. Une bonne nouvelle : on nous promet de nouvelles variétés de buis. Résistantes à la Pyrale. Mais ce n’est pas pour tout de suite.

En attendant, nos bons vieux buis sont si beaux qu’ils méritent qu’on les protège, coûte que coûte. Pas de jardins français, petits ou grands, sans buis !




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