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La rose de Banks lutea, la première rose de l’année


La rose de Banks lutea, la première rose de l’année

Thierry Denis nous parle de la rose de Banks lutea, la  première rose de l’année

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La semaine dernière, j’ai été émerveillé par un rosier,  dans la célèbre roseraie de Bagatelle, qui est à l’ouest de Paris.

Le rosier de Banks lutea. Je le prononce à la française, c’est plus facile à mémoriser : rosier de Banks lutea. Banks, c’est B A N K  S. Célèbre en Chine depuis des siècles. Un rosier liane, que l’on palisse sur un mur ou une pergola. Il peut aussi grimper sur un arbre.  

Ce qu’il a d’exceptionnel. Sa date de floraison. Incroyablement hâtive. En Ile de France, il croule de fleurs dès la mi-avril, alors que les autres rosiers ne sont même pas en boutons. Dans le midi, on l’a même vu en fleurs en mars !  La floraison dure six bonnes semaines. Un rosier fleuri si tôt, je n’avais jamais vu ça. Dans la roseraie de Bagatelle, Banks Lutea scotche tous les regards.

Les fleurs sont jolies. Chou comme tout. Des petits pompons à triple jupon, d’un jaune douceur, toute en fraicheur, lumière et gaieté. Regardez la photo que j’ai prise cette semaine : impressionnant, une cascade de fleur  ! C’est un grand rosier !

Un géant. Capable de couvrir une façade de maison jusqu’à 12 m de haut sur 6 m de large. Tous les rosiers lianes sont vigoureux mais lui dépasse vraiment la mesure. Aux Etats Unis, en Arizona,  dans la ville de Tombstone , il y a un rosier de Banks digne du Guinness des records. Planté en 1885, il couvre plus de 800 m2 sur une pergola géante. 800 m2. Avec un tronc comme un arbre !

Un peu terrifiant quand même, quand on n’a qu’un petit jardin.  

Rassurez-vous. C’est un géant oui, mais gentil.

Facile à apprivoiser. Parce qu’il n’a pas d’épine et qu’il accepte d’être taillé severement. On peut donc limiter son expansion. Vous n’en ferez pas un rosier nain, c’est vrai. Mais avec de bons coup de sécateurs tous les ans, juste après la floraison, il restera sagement à sa place,  sur son mur, comme à Bagatelle. Dans l’année, ses nouvelles pousses font un à deux mètres de longs. Ce sont elles qui sont les plus couvertes de fleurs l’année d’après.

Votre rosier de banks résiste t’il aux maladies ?

Oh que oui ! C’est le plus sain des rosiers. Mieux, il supporte les terres sèches, la canicule et, ça je n’en reviens pas, même le calcaire.

En gros il n’a que des qualités. Il a bien un petit défaut .

Personne n’est parfait. Mon fameux rosier de Banks lutea est, hélas, frileux. Donc top  pour le midi, pour les climats océaniques. Et même aussi pour le climat de l’île de France, si on a la prudence de le planter contre un mur bien ensoleillé. Mais chez moi, dans mon froid Morvan, j’ai peur qu’il attrape un rhume. Pourtant, cela me démange de tenter l’expérience.

Pour les jardiniers qui partagent cet enthousiasme, une idée du prix : une vingtaine d’euros. On en trouve en pot près à être planté au printemps. A savoir, il se bouture très bien.

Premier à fleurir, jamais malade et résistant à la sécheresse, ce rosier de Banks fait le bonheur des jardiniers qui ont la chance d’avoir un climat doux.



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