Accueil > RTL > Le Ceratostigma : couvre-sol bleu anti-sèche pour la rentrée

RTL


Le Ceratostigma : couvre-sol bleu anti-sèche pour la rentrée


Thierry Denis nous parle du Ceratostigma : couvre-sol bleu anti-sèche pour la rentrée

Pas de lien disponible pour écouter la chronique sur RTL

 

Pour ma chronique de la rentrée, j’ai apporté un couvre sol vivace, originaire de la Chine. Il a des petites fleurs d’un bleu incroyable, presque cobalt.

Les jardiniers chinois l’appelle « la Neige Bleue ».  Les botanistes sont moins poétiques, ils l’appellent : Ceratostigma plumbaginoides. Un couvre-sol qui pousse très bien en France et se cultive tant au jardin qu’en pot. Pas plus de 30 cm de haut mais vigoureux. J’ai plein de bonnes raisons d’en parler aujourd’hui.

la première, c’est parce qu’il fleurit maintenant, pile au retour des vacances. On est tout content de retrouver, chaque année, à la rentrée son Ceratostigma, chaque année, fidèle au poste. Une sacrée floraison : du 15 août à la Toussaint, non-stop !

A condition qu’on l’ait copieusement arrosé ?  Eh bien non. Ce Ceratostigma a la sobriété du dromadaire. Cet été, il a tout supporté, avec le sourire. La canicule de juin, celle de juillet, la sècheresse d’août. Ses petites feuilles vernissées sont un défi lancé à la figure du changement climatique.

Il pousse vite, mon dromadaire, il galope. Surtout dans les terres légères. Le Ceratostigma adore le sable et les sols truffés de cailloux. Mais accepte aussi les terres lourdes, quand elles sont drainées. Ses racines drageonnent juste ce qu’il faut pour couvrir vite, sans excès. Comptez 4 pieds au mètre carré. On en fait de superbes bordures le long des allées.

Pour un prix raisonnable. Quelques euros le plant.

Il ne faut pas s’en priver !

D’autant qu’il a d’autres atouts. Dès qu’il fait froid la nuit, en septembre, son feuillage devient multicolore. Du bronze, du pourpre, du vert olive. Un écrin génial pour ses petites fleurs bleu flashy.

Un dernier argument pour convaincre nos auditeurs. En septembre et octobre, le Ceratostigma est le déjeuner préféré du plus extraordinaire des papillons : le Sphinx colibri !

Celui qui agite ses ailes si vite qu’on ne les voit pas !

75 coups d’ailes par seconde. Comme un petit hélicoptère, il va à une vitesse dingue avant de faire du surplace de fleurs en fleurs, pour les butiner. Rien que pour le plaisir d’héberger ces papillons colibris, plantons des Ceratostigma.

Une dernière chose à savoir ?

Ce couvre-sol est ravissant en été et en automne, mais il manque d’intérêt en hiver et au début du printemps. Une fois que l’on a coupé les tiges fanées en novembre, il ne reste plus rien sur le sol. Pas la moindre feuille en vue avant la fin avril !

Dommage. La terre nue, c’est triste dans un jardin !

Oui mais il y a une solution. Quand on plante des Ceratostigma plumbaginoides en septembre, on plante en même temps, au même emplacement, des petits bulbes rustiques, comme les perce-neige, les scilles et les crocus. Tous poussent et fleurissent quand le Cerastostigma dort. Et s’endorment quand lui se réveille. Ils se croisent, sans se gêner

Donc double plaisir sur la même surface, sans interruption dans l’année... Ce Ceratostigma a tout pour plaire.

Je découvre le Ceratostigma




Site conçu et géré avec la solution PowerBoutique