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Les fleurs de nos chemins


Thierry Denis nous parle des fleurs de nos chemins

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L’été, c’est la saison des  balades à la campagne, le long des petites routes et des chemins.

Avec leurs accotements qui sont, pour moi, les plus beaux des jardins. Nul par ailleurs en France, il n’y a autant de fleurs différentes, de papillons et d’abeilles. Un paradis.

Il y a vraiment une grande biodiversité.

Bien plus que dans les champs, que dans les forêts. Nos bords de route sont d’une richesse insoupçonnée.

Tous les milieux sont là. D’abord, le sec et le plat le long du goudron... L’eau avec le fossé, la bonne terre, avec le talus. Il y a parfois une haie en bonus ! Donc presque une ambiance forestière. En plus, la  route serpente. Un côté est à l’ombre, l’autre au soleil... Toutes les expositions se succèdent. Nord, Est, Ouest et Sud.

Ces accotements sont comme un résumé de la nature !

Quand la ville bétonne la campagne, les bords des routes deviennent des refuges pour les fleurs et les animaux. Avec d’autant plus d’efficacité que toutes ces routes et chemins communiquent de Dunkerque à Marseille. Il n’y a pas de rupture. Un continuum, comme disent les écologues.

Voici des exemples de fleurs à découvrir cet été.

 

En juillet, la fleur des vipères. La vipérine. Il y en a dans toute la France, sauf en Bretagne. Des tiges droites de 80cm, parsemées de fleurs bleu intense. Comme des têtes de dragon. La graine de vipérine a la réputation de guérir les morsures de vipères.

Je ne tenterais pas l’expérience.

Après le bleu de la vipérine, le rose bonbon de la fleur au savon ! La saponaire ! Celle qui sent si bon. Au moyen âge déjà, la saponaire avait une place d’honneur dans les jardins des monastères. Près d’un mètre de haut. On faisait du savon, avec la racine... Et de la mousse pour la bière ! J’attends aussi avec impatience la floraison du bouillon blanc !

Le bouillon blanc que l’on appelle aussi grand chandelier, avec sa tige de presque deux mètres, parsemée de fleurs souffre. Son feuillage de velours d’argent se fumait autrefois. Tout près de lui,  dans les bords de routes brulées par le soleil, pousse aussi la barbe de capucin !

Joli nom !

C’est une chicorée sauvage, aux fleurs en étoiles, bleu clair, ravissantes. Les jeunes feuilles sont bourrées de vitamines. Elles sont, dit-on, apéritives et ... déconstipantes.

Il y a donc des merveilles au bord des routes. Comment mieux les connaitre ?

Il y a de bons livres qui nous aident à les reconnaitre.  Je vous recommande « le chemin des herbes ». Le « chemin des herbes », publié par les éditions Ulmer. Des illustrations superbes, un texte pétillant. 80 plantes sauvages aussi belles qu’utiles sont décrites avec des détails croustillants. Il se lit comme un roman.

 « Le chemin des herbes », de Thierry Thévenin, Cédric Perraudeau et Jacky jousson. 30 € aux éditions Ulmer. Un livre qui accompagne nos promenades.




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