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Pour allez directement sur une plante, saisissez P17001, pour le n° 1, P17002 pour le n° 2, P17150 pour le n°150, etc.
Si vous souhaitez des plantes hors catalogue, il suffit de taper le numéro 204 à 251 ( sans rien d'autre ).

Plantations d'automne et d'hiver


Plantons quand toute fleur prend racine

Attention, en automne et en hiver on ne plante pas n’importe comment.


Pour une bonne reprise, voici le vrai bon mode d’emploi :

1) l’engrais et le terreau : apprendre à s’en passer

2) les limaces : prévenir plutôt que guérir

3) le froid : s’en faire un allié

Des conseils de bon sens qui bousculent bien des idées recues ...




Thierry Denis, en pleine action le 4 novembre au Jardin du Morvan

En novembre, qu’est ce qui arrive aux plantes vivaces ? En apparence, c’est le grand sommeil. Feuilles et fleurs piquent du nez. Tout s’engourdi.

En fait, il n'en est rien. Si feuilles et fleurs de l’année disparaissent, les racines sont toujours là. Et elles ne chaument pas ! Mieux, elles n’ont jamais été aussi actives.

Leur mission : préparer dès novembre les bourgeons de l’année prochaine. Ces bourgeons, vous pouvez parfois déjà les deviner, à ras de terre. Mais ils sont le plus souvent invisibles, nichés dans le sol. Vous croyez vos plantes endormies, elles bossent comme des folles pour préparer le prochain printemps.

sceau de Salomon en fleurs en mai et en bourgeon souterrain en novembre

Quelques photos valent mieux qu’un long discours. Voici un sceau de Salomon (polygonatum) en pleine fleur au printemps. En automne apparemment il est tout engourdi. Mais regardez ses bourgeons souterrains, dès novembre, ils sont déjà plein de vie.

Scutellaria scordifolia en fleurs en juillet et en bourgeon souterrain en novembre

Un autre exemple, le petit Scutellaria scordifolia n° 121 du catalogue : le voici tout en fleur en juillet. En automne apparemment il est tout ratatiné. Et pourtant, regarder ici ces bourgeons souterrains : dès novembre, ils sont plein de vie. Chaque petite boule donnera un bouquet de fleur en juillet 2006. Pas mal, non ?

Tricyrtis en fleurs en août et en bourgeon souterrain en novembre

Idem pour Tricyrtis macropoda n°133 du catalogue : en fleurs en août et en bourgeon souterrain en novembre.

On résume : en novembre, même si la nature semble s’endormir, les racines des plantes vivaces sont hyper actives, bourrées de bourgeons plein de vie. On peut donc planter, la reprise est assurée.

Mais, attention, il ne faut pas planter n’importe comment. Au risque de bouleverser bien des idées reçues, voici nos trois conseils pour une bonne plantation de novembre.

1) l’engrais et le terreau : apprendre à s’en passer

On lit partout qu’il faut mettre du terreau dans le fond du trou. Et bien, c’est faux et archi faux. Une poche de « terreau » dans le fond d’un trou cela ne sert à rien et c’est même nuisible. Le risque ? Créer de toute pièce une poche plus légère et moins dense que la terre de la plate-bande. En hiver, l’eau de pluie va s’y accumuler comme dans un puisard (l’eau fuit les sols lourds pour se réfugier dans les poches de terre légères).Avoir les pieds dans l’eau n’est agréable pour personne ! On peut rêver mieux pour une petite plante pendant son premier hiver.

Quitte à mettre du terreau (ce qui est parfois utile pour alléger les terres lourdes et argileuses), mieux vaut le mettre en surface, comme un mulch autour de la plante. Les vers de terre iront le chercher et le mélangeront de manière homogène et naturelle à la terre du massif.

Attention, nous avons bien dit un mulch autour de la plante. Pas dessus ! Vous n’aimeriez pas passer l’hiver avec une couche de terreau mouillé sur le crane. Vos plantes non plus.

Quand à l’engrais en automne, méfiance ! En novembre, les vivaces doivent juste former leurs bourgeons, pas se goinfrer. Un régime léger (celui qu’offre la terre du jardin) suffit. Une nourriture trop riche n’est jamais bonne avant l’hiver. Donc, pas d’engrais, de fumier ou de terreau dans le fond du trou. De la terre bien bêchée, tout simplement.

Dans les sols très pauvres, on pourra mettre un peu de fumier déshydraté (en granulé). Mais pas au fond du trou : en surface, jeté à la volée. Comme cela, il ne pénétrera que très lentement dans le sol et n’agira qu’au printemps, quand les plantes en auront besoin.

2) les limaces : mieux vaut prévenir que guérir…

Attention, les limaces, c’est le sujet qui fâche. Dans le dogme bobo-bio, les limaces sont gentilles et les jardiniers méchants. Haro sur les petits granulés bleus qui tuent la gentille limace !

Bon, sérieusement, il faut quand même choisir : ce sera soit un jardin bourré de limaces, soit un jardin bourré de fleurs. Et quand on plante en novembre, les limaces sont déjà là, même si vous ne le voyez pas.

Les pires ne sont pas les grosses oranges que l’on voit au printemps mais les petites grises qui sont actives en automne et en hiver (quand les hérissons dorment).Vous ne les voyez pas : elles sortent surtout la nuit ou restent dans le sol, au beau milieu des souches de vivaces (comme un enfant gourmand enfermé dans une pâtisserie)

Donc, quand on plante en novembre, on se débarrasse tout de suite des limaces. Comment ?

Rappelons quelques idées de bon sens :
- La cendre ne sert pas à grand-chose quand il pleut…
- La bière est un poison pour les limaces mais aussi…. pour les hérissons !

Finalement, nous n’avons pas trop le choix : il faut utiliser des granulés anti limaces. Attention, pas n’importe lesquels. Préférons ceux qui sont acceptés en agriculture biologique.
Tout d’abord, les plus faciles à trouver : les granulés anti-limaces à base de métaldéhyde (on en trouve dans toutes les jardineries : le mot métaldéhyde est écrit en tout petit, sur le paquet). Ils sont biodégradables et ne présentent pas de danger pour les chiens, les chats, les oiseaux et les hérissons (si on les utilise intelligemment, nous verrons cela plus loin.)
Un autre produit, encore moins dangereux : les granulés à base de fer (ferramol). Avec eux, il n'y a aucun risque avec les hérissons. Hélas, ils sont difficiles à trouver (plus courant en Alsace et autour de Paris)

Maintenant, le plus important, c’est d’utiliser intelligemment ces granulés, comme le ferait un agriculteur bio

- Premier principe : agir dès maintenant, sans attendre le réveil des plantes au printemps.Les limaces sont déjà là et s’attaquent déjà aux bourgeons souterrains, alors que les hérissons vont s'endormir. N'attendez pas le printemps (et le réveil des hérissons) pour mettre les granulés. Plus tôt on les met, plus c’est efficace. Dans les cas graves, on peut recommencer en janvier et février (pas d'abus... un peu de limaces, c'est bon pour la planète !).

- Deuxième principe: mettre très peu de granulés par mètre carré mais ne pas hésiter à en mettre sur une grande surface, en jetant les granulés à la volée, comme si on semait du blé. Le but, c’est d’avoir au maximum un granulé tous les 20/30cm. Comme cela, ce n’est pas dangereux pour les chiens, les chats et les enfants. Mais c’est redoutable pour les limaces.

Si ce sont des granulés à base de fer (ferramol), ce n'est absolument pas troxique pour les hérissons.

Si ce sont des granulés à base de métaldéhyde, ils ne sont toxiques pour les hérissons qu'à très forte dose (il faut plus de 500mg de granulés pour intoxiquer un hérisson). Raison de plus pour jeter le granulé à la volée, de tel sorte qu'il y ait très peu de granulés au mètre carré !

On lit partout qu’il faut mettre une poignée de granulés sous une tuile, tout à côté de la plante à protéger. C’est stupide. Et dangereux. Stupide, parce qu’il est bien plus efficace d’avoir très peu de granulés dispersés dans toute la plante bande qu’un gros paquet qui ne protège qu’une plante. Et dangereux, parce qu’un chien peut mettre la truffe sur la poignée de granulés et tout croquer.

Pour conclure, rappelons que notre pépinière est habitée par un chien, deux chats, un troupeau de hérissons et une tripotée de charmantes bergeronnettes qui nichent dans les plantes. Plus la compagnie de quelques dizaines de crapauds, grenouilles rousses, orvets, couleuvres et salamandres. Ce qui montre que granulés anti-limaces et saine nature ne sont point inconciliables.


3) Du froid, faisons un allié

En hiver, vous avez froid. Pas vos plantes vivaces.
Le gel, la neige : pour elles, c’est aussi naturel que le soleil, la pluie ou le retour du printemps. Plantées dans les règles de l’art (voir ci-dessus) et à l’abri des limaces (voir aussi ci-dessus), elles ne risquent rien.
Vive l’hiver ! Le froid, les plantes vivaces aiment bien.

Maintenant, pensons au jardinier… Et à toutes les bêtises qu’il fait.

Les gestes qui tuent :

- mettre de l’engrais ou du terreau de fumier dans le fond du trou
- couvrir la plante de plastique ou de tourbe (le plastique fait pourrir, la tourbe aussi)
- garder la plante en pot, pour mieux la surveiller (dans un pot la température change tout le temps, gel la nuit et chaleur au soleil : il n’y a plus de saison et la plante ne sait plus si elle est en hiver ou en été). Plantés dans la terre du jardin, vos bébés plantes seront bien plus heureux
- refuser d’arroser une plante qui a soif en hiver sous prétexte «qu’il fait froid ». Même si l’eau gèle dans les minutes qui suivent, cela n’est pas dangereux pour la plante. Une plante qui souffre de la soif en hiver meurt de soif, pas de froid !
- paniquer sous prétexte que les feuilles et les tiges se ratatinent (si c’est une plante qui perd son feuillage en hiver, c’est normal)

Les gestes qui sauvent :

- mettre un petit piquet au ras de chaque nouveau bébé plante qui vient d’être planté (les bourgeons qui poussent en hiver sont au ras du sol : inutile de les biner)
- trois passages d’anti-limaces (ayez la main légère : il faut très peu de granulé au m2)
- arroser les bébés plantes qui gardent leur feuillage en hiver quand il fait très froid et sec (les racines ne peuvent pas boire dans la terre gelée alors que le soleil vif de janvier et le vent d’est déshydratent les feuilles). Si le froid sec perdure, poser un petit rameau de conifère sur la plante (pas pour la « garder au chaud », elle n’a pas « froid », mais pour éviter que le soleil et le vent ne la déshydrate).
- inspecter les plantes après un grand gel : la terre gelée déchausse parfois les petites mottes. On retasse à la main, tout simplement.
- être patient au printemps. Certaines plantes se réveillent très tôt en février (sedum, nepeta, delphinium, aconit, etc.), d’autres plus tard en mars (geranium, campanule, etc.) et les plus tardives en avril, voir en mai (eupatoire, Salvia uliginosa). Chez les arbres, c’est pareil : saules et marronniers sont en feuilles bien avant les acacias.

Pour conclure, un petit secret : il faut toujours téléphoner à son pépiniériste préféré avant de prendre une initiative malheureuse. Voir pour lui faire part de ses angoisses végétales…
Ensemble, vous trouverez le bon geste, celui du jardinier subtil. Et tout poussera.

Thierry DENIS



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