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Quand on plante un arbuste, le terreau du commerce, c'est bien ou pas ?


Thierry Denis nous parle Quand on plante un arbuste, le terreau du commerce, c'est bien ou pas ?

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Quand on plante un arbuste, on mélange souvent la terre du trou de plantation avec du terreau que l’on achete dans une jardinerie.

Ce terreau artificiel est censé mieux nourrir les racines que le sol du jardin. Un terreau rassurant.

Couleur « terreau de feuilles des forêts » !

Acheté dans des jolis sacs. Du super marketing. Un produit doux au toucher. De quoi faire un petit nid douillet pour les racines. Dans bien des jardins, c’est vrai, la terre est dure en été, lourde et gorgée d’eau en hiver. Alors, avec ce terreau du commerce, on pense adoucir le sol et mieux le drainer.

Je pense que c’est un peu du pipeau. D’abord, ces terreaux artificiels contiennent surtout des matières organiques inertes, qui sont peu nourissantes. Comme du terreau d’écorce de pin, du terreau de décheterie ou de la tourbe. Oui, c’est organique. Mais pas très nutritif.

Pourtant les racines s’y développent ! Au début. Parce que les fabriquants y ajoutent de l’engrais. Et, dans le meilleur des cas, un peu de fumier... Mais pas beaucoup. Passé un an, ces terreaux, c’est genre : « régime amaigrissant ».

Quand même,  ils sont aérés, donc ils sont utiles si la terre est trop mouillée en hiver.


 

Si votre terrain est lourd et dense et que le mélange terre-terreau, qui entoure les racines, est filtrant et léger, quand le sol du jardin est gorgé d’eau, l’eau va du plus dense au plus léger. Et votre trou de plantation devient… devinez quoi ?

Une piscine pour les racines ! On peut rêver mieux.

Mais alors, quand on plante un arbuste, qu’est ce que l’on fait ?

D’abord, faire un bon trou. Pas trop profond, le plus large possible. Pour briser le sol et l’aérer. L’air, c’est aussi indispensable pour les racines que la nourriture et l’eau. Ensuite, on remettra la terre comme elle était. La terre du fond, dans le fond. La terre du dessus, sur le dessus.

Observons ce qui se passe dans la nature. Dans une forêt, les feuilles mortes tombent sur le sol. Elle font une couverture qui empêche le sol de durcir. Les vers de terre les enfouissent peu à peu. Et ça nourrit les racines.

Donc, on couvre le sol autour de l’arbuste avec les feuilles mortes du jardin qu’on peut broyer avant avec une tondeuse, ça prend moins de volume et ça ne s’envole pas.  Avec les tontes de gazon aussi. Ou les résidus de tailles de haies, hachées menu... Continuons d’observer ce qui se passe à la campagne. Dans un pré, les bouses de vache tombent...

Là encore ce sont les vers de terre qui font ensuite le boulot. Donc, autour de l’arbuste, on étalera, en plus, sur le sol du compost maison,  ou du fumier acheté en sac.
A défaut, quand on n’a pas le choix, le terreau du commerce fera en partie l’affaire... Mais il faut le mettre lui aussi sur le dessus, comme une couverture qui empêchera la terre de durcir.

Je résume :
- Un sol s’améliore toujours en surface.  C’est plus naturel.
- Le fumier, le compost et les feuilles valent mieux que les terreaux du commerce.
- Dans cette histoire, ce sont les vers de terre qui font le gros du travail...




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